Le vélo un sport extrême ?

Le vélo fait peur aux parents, en témoigne la diminution des jeunes licenciés à la FFC. En cause le dopage, certes, mais pas seulement. La route s’avère périlleuse et piégée de mauvaises surprises. Nous ne pesons pas lourd face aux automobilistes.
 
Comment cohabiter avec les voitures et ces conducteurs de plus en plus agressifs ?
Respecter les cyclistes, ce n’est apparemment pas prévu dans les bonnes résolutions de l’année 2009. Chaque année, les violences routières se multiplient et nous, cyclistes, sommes de plus en plus en dangers.
Dernièrement, un jeune conducteur venant en face de nous, à fond de cale, ivre, perd le contrôle de son véhicule et va taper dans le fossé 50 m derrière nous. C’était moins une. 
Il y a 3 jours, un conducteur nous serre, nous insulte et descend même pour se battre.
Un peu plus loin en arrière, un ami se fait percuter par une camionette, sans finalement que le conducteur ne soit inquiété par la justice.
Et je ne compte plus les klaxons rageux après nous avoir dépasser, les inconscients qui nous frôlent en doublant, les insultes et les gestes moyennement catholiques…
 
 De plus, rien n’est fait pour les vélos et cela ne va pas en s’arrangeant avec le réaménagement urbain : les ilots centraux qui empêchent de nous doubler, les ronds points qui ralentissent le trafic, les pseudo pistes cyclables jamais entretenues (éclats de verre, branches, cailloux), les stationnements dangereux, les gens qui traversent sans regarder (et oui, nous ne faisons pas de bruit !), les gens qui s’engagent en croyant que nous n’allons pas vite, et j’en passe…
Un tracteur roulant à 20 à l’heure n’agace pas tant les gens…
L’avenir est il finalement comme on le dit dans la BMX ou sur les vélodromes ou la circulation se limite aux fondus du 2 roues ?
 

Rappel de la loi :
 
Article R431-7 du Code de la Route :
Les conducteurs de cycles à deux roues sans remorque ni side-car ne doivent jamais rouler à plus de deux de front sur la chaussée. Ils doivent se mettre en file simple dès la chute du jour et dans tous les cas où les conditions de la circulation l’exigent, notamment lorsqu’un véhicule voulant les dépasser annonce son approche.
Alors oui, nous occupons un petit morceau de la route, oui nous revendiquons une place attentionnée dans le trafic, oui nous faisons parfois des imprudences. Mais que sommes nous face à de la tôle lancée à 50 km/h et plus…Faut il attendre la mort d’autres cyclistes pour agir ?
 
 
 

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